La centrale thermique Kékéli Efficient Power, l’une des principales infrastructures de production électrique du Togo, sera en maintenance programmée du 31 juillet au 6 août 2026. Cette intervention technique vise à renforcer la fiabilité des équipements et à prévenir des défaillances plus importantes, mais intervient dans un contexte de coupures récurrentes depuis le début de l’année.
Le Togo traverse une période critique sur le plan énergétique. Selon un communiqué de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) diffusé le 30 juillet 2026, des perturbations temporaires dans la fourniture d’électricité sont prévues entre le 31 juillet et le 6 août 2026. Ces coupures sont directement liées aux travaux de maintenance programmés sur la centrale thermique Kékéli Efficient Power, l’une des infrastructures majeures du parc de production national.
Cette intervention technique concerne les équipements de production de la centrale et s’inscrit dans une stratégie de préservation du réseau électrique. La CEET justifie cette opération par la nécessité de renforcer la fiabilité des installations afin d’assurer un approvisionnement plus stable à moyen et long terme. L’entreprise publique souligne que cette maintenance est indispensable pour garantir le bon fonctionnement des équipements et prévenir des défaillances susceptibles d’affecter durablement le réseau national. La compagnie affirme que « toutes les dispositions sont prises pour minimiser les effets de ces perturbations sur les populations et rétablir la fourniture normale de l’électricité dans les meilleurs délais ».
Ces nouvelles interruptions s’ajoutent à une série de coupures récurrentes qui secouent le pays depuis le début de l’année 2026, affectant Lomé et plusieurs autres localités. La CEET attribue cette situation à plusieurs facteurs conjugués : des contraintes techniques sur le réseau national, une demande en électricité en constante progression, et des opérations de maintenance sur certains équipements stratégiques. À ces éléments s’ajoutent des difficultés d’approvisionnement liées aux interconnexions électriques avec les pays voisins, exposant les limites de la dépendance régionale.
Malgré ces tensions immédiates, le Togo poursuit ses efforts pour renforcer ses capacités de production énergétique. Les autorités togolaises ont engagé plusieurs investissements stratégiques dans le secteur énergétique ces dernières années, visant à soutenir la croissance de la demande domestique et à atteindre l’objectif d’une couverture électrique universelle à l’horizon 2030. En 2026, le pays vise d’ailleurs une enveloppe budgétaire de 126,6 millions de dollars pour son secteur énergétique, illustrant un engagement politique en faveur de la stabilité de l’approvisionnement et de l’expansion du réseau.
Cette situation togolaise reflète un défi plus large en Afrique de l’Ouest, où plusieurs pays peinent à équilibrer la croissance de la demande d’électricité avec la capacité de production disponible, tout en gérant les impératifs de maintenance et de modernisation des installations existantes. La question des interconnexions régionales devient donc centrale pour améliorer la résilience des systèmes énergétiques locaux.