
Pourquoi l’électricité coûte près de moitié plus cher au Sénégal qu’en Côte d’Ivoire ?
À environ 127 FCFA le kilowattheure au Sénégal contre près de 87 FCFA en Côte d’Ivoire, l’écart est net : près de 46 % de plus. Pour deux voisins aux mix électriques aussi proches, une telle différence a de quoi surprendre. Pour l’expliquer, il faut regarder trois choses : ce que chaque pays brûle, la taille de son système, et la façon dont son secteur est géré. Prenons-les un par un. Ce n’est pas

Le Sénégal est-il en train de perdre son avance sur le solaire ?
En octobre 2016, le Sénégal inaugurait à Bokhol la plus grande centrale solaire d’Afrique de l’Ouest : 20 mégawatts. Le pays disposait alors d’à peine 52 MW de solaire installé. Neuf ans plus tard, sa capacité a été multipliée par 5,5 pour atteindre 290 MW. Plusieurs centrales utility-scale sont entrées en service, le cadre réglementaire s’est structuré, et le solaire représente désormais environ 15 % du parc électrique installé. Sur

Fermeture prolongée du détroit d’Ormuz : quel risque pour l’économie sénégalaise ?
Depuis fin février 2026, le détroit d’Ormuz est largement fermé. Ce passage maritime entre l’Iran et la péninsule Arabique voit habituellement transiter près d’un cinquième du pétrole mondial. Sa fermeture provoque ce que l’Agence internationale de l’énergie qualifie comme l’un des plus importants chocs d’offre pétrolière depuis 1973. Selon une note de JP Morgan datée du 2 avril 2026, le baril de Brent pourrait atteindre 150 dollars si la fermeture se maintient

Électricité au Sénégal : ce que vous payez n’est pas ce qu’elle coûte
Il existe au Sénégal un fossé entre le prix de l’électricité affiché sur la facture et son coût réel de production. Ce fossé n’est pas visible, mais il se creuse chaque mois dans les comptes de SENELEC, dans le budget de l’État, et dans les arbitrages entre financer une route, une école ou combler un déficit énergétique. Comprendre ce fossé, c’est comprendre pourquoi l’énergie est l’un des sujets les plus