La Banque mondiale finance cinq projets clés au Togo pour 429 millions de dollars

Le gouvernement togolais et la Banque mondiale ont signé jeudi à Lomé des accords de financement portant sur cinq opérations majeures. Parmi eux figure PRIME-GAS, un projet régional dédié à l’intégration des marchés de l’électricité par le gaz en Afrique de l’Ouest, doté de 40 millions de dollars.

La Banque mondiale et le gouvernement du Togo ont signé jeudi à Lomé cinq nouveaux accords de financement pour un montant total de 429 millions de dollars. Cette signature, effectuée par le ministre des Finances et du Budget Georges Essowè Barcola et la Directrice de division de la Banque mondiale Marie-Chantal Uwanyiligira, s’inscrit dans la mise en œuvre de la Feuille de route gouvernementale 2026-2031.

Parmi ces cinq projets, deux concernent directement le secteur énergétique. Le projet régional PRIME-GAS, doté de 40 millions de dollars, vise à promouvoir l’intégration régionale dans le secteur de l’énergie grâce à un marché du gaz dynamique. Il s’agit d’une initiative transfrontalière destinée à intégrer les marchés de l’électricité par le gaz en Afrique de l’Ouest. Le Programme régional du marché de l’électricité en Afrique de l’Ouest (WA-REMP), financé à hauteur de 100 millions de dollars, poursuit un objectif complémentaire : élargir massivement l’accès à l’électricité, particulièrement en milieu rural où les taux de couverture demeurent insuffisants.

Ces deux projets répondent à des enjeux fondamentaux pour la région. L’intégration régionale des marchés électriques et gaziers constitue une priorité stratégique en Afrique de l’Ouest, où la demande énergétique croît rapidement avec l’urbanisation et l’expansion économique. Le gaz naturel y est progressivement reconnu comme une source de transition énergétique, notamment pour stabiliser les réseaux électriques dominés par l’hydroélectricité, vulnérable aux fluctuations climatiques.

Les trois autres accords concernent des domaines connexes mais essentiels à l’environnement énergétique : le Programme d’Amélioration des Systèmes Logistiques et de Transport (PASLT) pour 200 millions de dollars, un financement additionnel du Projet Régional de Cohésion Sociale (COSO) de 69 millions de dollars, et un financement complémentaire du Projet d’Identification Unique (WURI) de 20 millions de dollars.

Ces engagements portent le portefeuille global de projets de la Banque mondiale au Togo à 2,1 milliards de dollars. Cette expansion reflète une implication croissante de l’institution internationale dans le développement énergétique et infrastructurel du pays. La visite du site du projet WACA à Goumoukopé, consacrée à la résilience des zones côtières face à l’érosion, souligne également l’intersection entre transition énergétique et adaptation climatique en région côtière, enjeu majeur pour le Togo et l’Afrique de l’Ouest.

Source :Republic of Togo – Cinq accords, un cap

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