Cuivre africain : l’Afrique réduit le déficit mondial d’ici 2035

La République démocratique du Congo et la Zambie renforcent significativement les perspectives de production de cuivre. Selon l’Agence internationale de l’énergie, le déficit attendu sur le marché mondial passerait de 30% à 25% de la demande, plaçant le continent au cœur des chaînes d’approvisionnement énergétiques.

L’Afrique améliore considérablement les perspectives d’offre mondiale de cuivre à l’horizon 2035. Selon les projections publiées le 16 juillet par l’Agence internationale de l’énergie, le déficit attendu ne représenterait plus que 25% de la demande mondiale, contre environ 30% dans les estimations formulées un an plus tôt. Cette révision est portée principalement par la République démocratique du Congo et la Zambie, deux pays d’Afrique australe qui concentrent déjà une part importante de la production continentale.

Cette amélioration intervient dans un contexte où le cuivre joue un rôle croissant dans la transition énergétique mondiale. Le métal demeure central pour l’électrification, les transports, la construction, les centres de données et certains usages industriels et de défense. La demande mondiale est appelée à progresser durablement, ce qui renforce l’importance stratégique des capacités de production africaines.

La RDC et la Zambie font progresser leur base productive grâce à de nouveaux projets d’expansion. Ces initiatives permettront d’ajouter des capacités dans les prochaines années, tandis que l’industrie mondiale cherche activement à sécuriser ses approvisionnements face à une demande croissante. Malgré cette amélioration, le marché du cuivre demeure sous tension structurelle. Les contraintes restent nombreuses : baisse progressive de la teneur des gisements, coûts de développement plus élevés, délais de production longs et raréfaction relative des nouvelles découvertes minières.

Ces facteurs limitent la rapidité avec laquelle de nouvelles mines peuvent compenser l’augmentation des besoins, particulièrement dans les économies émergentes africaines où l’accès à l’énergie et l’industrialisation soutiennent une consommation accrue de métaux. Sur le plan continental, cette évolution renforce les enjeux de transformation locale et de valorisation des ressources au-delà de l’exportation brute. Des organisations comme l’Union africaine et la Banque africaine de développement plaident depuis plusieurs années pour une meilleure intégration des chaînes de valeur locales.

Si les nouveaux projets se concrétisent comme prévu, l’Afrique pourrait non seulement réduire une part significative du déficit de cuivre attendu d’ici à 2035, mais aussi consolider sa place dans les chaînes de valeur liées à la transition énergétique mondiale. Cependant, la transformation de ce potentiel en production effective dépendra de plusieurs conditions : disponibilité d’investissements suffisants, accès à une électricité fiable, infrastructures de transport ferroviaire et portuaire adéquates, et stabilité du cadre réglementaire. Ces éléments restent cruciaux pour convertir les perspectives actuelles en résultats tangibles.

Source :Agence Ecofin – Cuivre : l’Afrique renforce l’offre mondiale d’ici 2035

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