Le Mali mobilise les revenus miniers pour financer l’énergie ouest-africaine

Le gouvernement malien espère transformer ses ressources minières en moteur de développement régional. Un nouveau Code minier doit générer jusqu’à 500 milliards de francs CFA pour les infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport.

Le Mali engage une stratégie ambitieuse de financement des infrastructures régionales en s’appuyant sur ses revenus miniers. Selon Maliweb, le gouvernement de transition compte mobiliser jusqu’à 500 milliards de francs CFA grâce au nouveau Code minier adopté, destinés à financer des projets dans les secteurs de l’énergie, de l’eau et des transports. Cette approche vise à transformer les ressources extractives en leviers de développement durable.

Le fonds dédié à cette mobilisation a déjà collecté plus de 109 milliards de francs CFA en dix-huit mois, démontrant une exécution rapide du dispositif. Ces ressources interviennent dans un contexte où l’Afrique de l’Ouest fait face à des déficits chroniques d’investissement dans les infrastructures énergétiques, critiques pour soutenir la croissance économique et l’accès à l’électricité.

Parallèlement, le Mali renforce sa coopération régionale avec ses voisins. La Côte d’Ivoire et le Mali approfondissent leurs liens économiques, notamment via le Port autonome d’Abidjan qui facilite le transit des marchandises maliennes. Fraternité Matin rapporte que le président du Conseil malien des chargeurs a salué les efforts portuaires pour améliorer la chaîne logistique commerciale. Cette intégration régionale revêt une importance particulière pour les projets d’infrastructure énergétique, qui requièrent l’importation d’équipements et de matériaux.

Sur le plan sécuritaire, le Mali progresse également dans le renforcement de la coopération au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana, a été reçu à Niamey par son homologue nigérien, le général Mohamed Toumba, pour examiner les perspectives de coopération sécuritaire régionale. Cette stabilité croissante constitue un préalable nécessaire aux investissements énergétiques majeurs dans le Sahel, secteur traditionnellement exposé aux risques liés à l’insécurité.

Le mécanisme malien de financement par les revenus miniers s’inscrit dans une dynamique plus large de réallocation des ressources vers la transition énergétique. En Afrique de l’Ouest, l’électrification rurale et le développement des capacités de production restent des enjeux centraux pour le développement socioéconomique. La mobilisation de 500 milliards de francs CFA représenterait un apport significatif, bien que modeste à l’échelle des besoins énergétiques régionaux estimés en milliers de milliards.

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