Un cadre stratégique vise à électrifier le continent par un mix énergétique diversifié, combinant énergies renouvelables, gaz naturel et technologiques émergentes pour soutenir l’industrialisation et créer des millions d’emplois.
L’Afrique s’engage dans un programme de développement énergétique et économique s’étendant de 2026 à 2030, structuré autour d’une révolution énergétique combinée à l’industrialisation du continent. Ce programme ambitionne d’assurer l’accès universel à une électricité fiable et abordable, de renforcer la souveraineté énergétique et de créer des millions d’emplois pour la jeunesse africaine.
La stratégie énergétique repose sur la diversification du mix énergétique selon les ressources naturelles de chaque région. Chaque pays ou région africaine doit développer un ensemble complet de centrales énergétiques combinant sources fossiles, renouvelables et technologiques. Sont ciblées les centrales solaires photovoltaïques et thermiques, les installations hydroélectriques de barrage et au fil de l’eau, les parcs éoliens terrestres et offshore, les centrales à biomasse et biogaz, ainsi que les centrales à gaz naturel et cycle combiné pour accompagner la transition énergétique.
Le programme envisage également le développement progressif de la filière nucléaire civile, notamment les petits réacteurs modulaires (SMR), lorsque les conditions techniques, réglementaires et de sûreté seront réunies. Des installations expérimentales de recherche sur la fusion nucléaire figurent dans le projet de long terme. En parallèle, des investissements dans le stockage d’énergie sont prévus, comprenant centrales de stockage par batteries géantes, stations de pompage-turbinage et installations d’hydrogène.
Géographiquement, les centrales solaires devront être prioritairement implantées dans les régions sahéliennes et le long de la Grande Muraille Verte, zone stratégique de reboisement et développement. Les parcs éoliens seront principalement développés sur les littoraux africains présentant un fort potentiel en vent.
Pour soutenir le développement énergétique, le continent doit investir massivement dans l’industrialisation. Cela inclut la création de complexes de raffinage pétrolier, de complexes gaziers, de complexes sidérurgiques et métallurgiques, ainsi que d’usines de transformation des ressources minières. L’objectif affiché est de transformer localement les matières premières pour créer davantage de valeur ajoutée et d’emplois.
Le programme s’inscrit dans une vision intégrée associant énergie, infrastructures, industrie, agriculture moderne, recherche, santé et technologies numériques. Les investissements dans les grands travaux, l’agriculture mécanisée, la formation professionnelle et les PME constitutent les leviers d’emploi pour la jeunesse. Cette stratégie sera mise en œuvre en mobilisant les États, le secteur privé, les universités et les partenaires du développement, tout en respectant les principes de viabilité économique, de sécurité et de protection de l’environnement.
Source :Seneplus – Programme de développement énergétique et économique de l’Afrique (2026-2030)