Sangomar franchit le cap des 18 millions de barils en six mois

Le champ pétrolier offshore sénégalais exploité par Woodside Energy affiche une production régulière depuis le début 2026. Une dynamique qui soutient la croissance économique du Sénégal et finance les priorités gouvernementales.

Le champ pétrolier offshore de Sangomar a produit 17,9 millions de barils depuis janvier 2026, selon un document officiel du ministère de l’Énergie du Sénégal. Sur la période de six mois écoulée jusqu’à fin juin, le gisement maintient une cadence de production stable, avec des volumes mensuels oscillant entre 2,8 et 3,1 millions de barils. Cette trajectoire confirme la maturité opérationnelle du projet, exploité par le groupe australien Woodside Energy Group.

La ventilation mensuelle révèle une production régulière : 3,1 millions de barils en janvier, 2,8 millions en février, 3,1 millions en mars, 2,9 millions en avril, 3,1 millions en mai et 2,9 millions en juin. Cette stabilité contraste avec les incertitudes qui avaient marqué les débuts de l’exploitation du champ. À titre de comparaison, sur l’ensemble de l’année 2025, Sangomar avait produit 36,2 millions de barils, soit une moyenne de 3 millions de barils par mois, un benchmark que le projet maintient régulièrement.

Au-delà de ces chiffres de production, Sangomar représente un catalyseur majeur pour l’économie sénégalaise. Selon le ministère de l’Économie, la production de pétrole et de gaz a contribué à l’accélération de la croissance économique du pays, portée à 6,7 % l’année passée. Le secteur des hydrocarbures a également stimulé les exportations et réduit le déficit du compte courant, deux indicateurs cruciaux pour la stabilité macroéconomique du pays.

Les autorités gouvernementales reconnaissent l’importance stratégique de ces revenus. Le ministre des Finances, Cheikh Diba, a déclaré récemment que les ressources générées par la production d’hydrocarbures seraient mobilisées pour financer les dépenses prioritaires en vue d’une réduction significative de la pauvreté. Cette affectation des revenus pétroliers aux objectifs sociaux reflète une volonté politique d’utiliser les bénéfices de l’exploitation pour améliorer les conditions de vie de la population.

Au-delà de la phase actuelle, la Chambre africaine de l’énergie a indiqué que Woodside Energy évalue actuellement une deuxième phase de développement du champ. Cette phase potentielle pourrait accroître davantage la production et prolonger la durée de vie économique de l’actif. De tels investissements complémentaires renforceraient la contribution du secteur pétrolier à l’économie sénégalaise sur le long terme.

Pour le contexte régional ouest-africain, Sangomar représente un exemple de diversification énergétique au-delà des économies traditionnelles reposant sur le coton ou les ressources agricoles. Le Sénégal s’affirme ainsi comme acteur croissant du secteur pétrolier régional, aux côtés de producteurs établis. Cette émergence du secteur énergétique sénégalais offre des perspectives diversifiées pour le développement économique du pays et crée des opportunités pour l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique ouest-africaine.

Source :Reuters – Sénégal : le projet pétrolier de Sangomar a produit environ 18 millions de barils depuis le début de l’année

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